< Patrimoine métropolitain

Architecture Contemporaine Remarquable

Patrimoine urbain

Hyères, La Seyne-sur-Mer, Le Pradet, Six-Fours-les-Plages, Toulon

Article

Fenêtre ouverte sur le patrimoine laissé par le siècle écoulé, témoin encore présent de notre histoire, c’est plus d'une dizaine d'ensembles patrimoniaux labellisés " Architecture contemporaine remarquable " que l’on peut découvrir sur le territoire de la Métropole Toulon Provence Méditerranée. 

Depuis 2016, le label "Patrimoine du XXème siècle" a été remplacé par le label "Architecture contemporaine remarquable" (ACR) pour les édifices et productions de moins de 100 ans non protégés au titre des Monuments Historiques. Ce label est attribué aux immeubles, aux ensembles architecturaux, aux ouvrages d'art et aux aménagements dont la conception présente un intérêt architectural ou technique suffisant

Ouvrages d'art, logements, villas, ponts, édifices religieux ou sportifs, témoignent sur le territoire de la Métropole de l'évolution technique, économique, sociale, et culturelle de notre société.

Des architectes comme Robert Mallet-Stevens, Le Corbusier, Jean de Mailly, Pierre Pascalet, se sont illustrés dans des programmes totalement novateurs.

C'est ainsi que la villa Noailles à Hyères a vu le jour en 1924, dans un style puriste sur la base du plan libre et des « cinq points » de l'architecture moderne.

Dès les années 1930, des programmes de grande ampleur sont réalisés à l'image de la villa Sylvacane à La Seyne-sur-Mer. Mais c'est surtout après la deuxième guerre mondiale que l'on adopte un ton plus « brutaliste » avec pour exemple la Frontale de Toulon.  

Découvrez les principaux sites labellisés « Patrimoine Architecture Contemporaine remarquable » ou « Patrimoine du XXème siècle » sur le territoire. 

Villa Noailles (Hyères)

Labellisée "Maison des Illustres" – Classée au titre des Monuments Historiques - labellisée "Patrimoine du XXème siècle", et "Iconic Houses" Centre d'art d'Intérêt National

Ses jardins sont labellisés "Jardins remarquables".

Montée de Noailles - Hyères
Site internet

Construite en 1923 par l’architecte Robert Mallet-Stevens à la demande de Charles et Marie-Laure de Noailles, le Clos Saint-Bernard dit villa Noailles n’a eu de cesse d’inspirer les artistes.  Elle témoigne de l’avant-garde architecturale et artistique du 20ème siècle. 

Avec ses 1800m2, cette maison représente un bel exemple de l’architecture rationaliste : fonctionnalité, modernité, épuration des éléments décoratifs, toits-terrasses, lumière... Aujourd’hui, son design moderne est un lieu d’inspiration pour de nombreux artistes, designers et créateurs.

Le jardin cubiste a été confié à Gabriel Guévrékian.

Une exposition permanente est consacrée au couple de mécènes et aux artistes qu’ils ont soutenus des années 1920 aux années 1960 (Dalì, Man Ray, Cocteau, Buñuel...). Rénovée au début des années 1990, la villa accueille aujourd’hui des artistes en résidence, ainsi qu’une exposition permanente, « Charles et Marie-Laure de Noailles, une vie de mécènes ».

La Villa Noailles organise chaque année le Festival International de Mode et de Photographie et accessoires et le festival international Design Parade.

Villa Noailles - Hyères

Villa Noailles Hyères

Résidence Simone Berriau (Hyères)

Architecture contemporaine remarquable
Route des Salins - Hyères
Cette propriété privée ne se visite pas mais l'admirer lors d'une balade est tout à fait possible.

En 1934, Simone Berriau réside au domaine de Mauvanne, où elle reçoit des hôtes illustres tels que Chaplin ou Colette. En août 1944, le domaine est bombardé. Elle réalise un lieu de villégiature moderne de standing où confort, détente et loisirs pour les personnalités du spectacle. En 1957, elle acquiert aux Salins d’Hyères des terrains. Les travaux débutent en 1962 grâce à Pierre Pascalet qui réalise les plans. A Toulon, il construit des immeubles Le Concorde ou La Tour d’Ivoire, édifie le téléférique du Mont-Faron et aménage le musée du débarquement en Provence…

La copropriété réunit trois immeubles-barres face à la mer et une tour de neuf étages. Les appartements sont traversants et desservis par une coursive extérieure. Les ouvertures en forme de hublots rappellent l’architecture paquebot des années Trente. On accède aux installations de bord de mer par un axe central bordé d’une galerie marchande ou par les jardins plantés d’essences méditerranéennes. Des mosaïques en céramique bien conservés aux motifs figurés et géométriques réalisées enrichissent les extérieurs et apportent originalité.

Après avoir accueilli des célébrités comme Jeanne Moreau, Georges Guétary ou Michel Serrault, le petit village d’artistes reçoit aujourd’hui des vacanciers plus anonymes.

Chapelle Notre-Dame-de-Consolation

Architecture contemporaine remarquable

Colline de Costebelle - Hyères

Site internet

La chapelle Notre Dame de Consolation se situe sur la colline de Costebelle, véritable écrin de verdure dominant la ville.

Une première occupation remonte à l‘âge de fer comme en témoignent les vestiges d’un oppidum. Construite en 1952 à l’emplacement d’une chapelle du XIème siècle détruite en 1944 elle présente une architecture atypique. Sa réalisation fut confiée à l’architecte Raymond Vaillant. 

Sur sa façade et à l’intérieur de l’église dans le chœur, on remarque les sculptures modelées dans un ciment coloré de Jean Lambert Rucki, membre de l'Union des Artistes Modernes fondée par Robert Mallet-Stevens. Un autre chef d’œuvre de l’église, les vitraux de Gabriel Loire, maître-verrier de Chartres qui retracent l’histoire du sanctuaire depuis Saint-Louis. La pièce maîtresse, le vitrail sud-est monumental d’environ 10 mètres de large sur 5 mètres de hauteur est un mélange de modernité et de tradition. 

Chapelle Notre-Dame-de-Consolation

Chapelle Notre-Dame-de-Consolation

Ancien Pont Levant La Seyne-sur-Mer

Inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques - Labellisé Patrimoine du XXème siècle
Quai du 19 mars 1962, Parc de la Navale - La Seyne-sur-Mer
Site accessible aux personnes à mobilité réduite

Site internet

Chef-d’œuvre du XXème siècle, ce pont dessiné en 1914 par Gustave Eiffel fut construit de 1915 à 1917 par la société Daydé pour les Forges et Chantiers de la Méditerranée. 
Cet ouvrage métallique a permis d'assurer l'accès du chemin de fer sur le site des anciens chantiers navals pour le transport des matières premières, sans traverser le centre-ville. Il se lèvera pour la dernière fois en 1986...le pont levant basculant a été transformé en belvédère en 2009 avec à ses pieds, le parc de la Navale. 

Avec ses 44 mètres de haut, il offre une vue panoramique sur la plus belle rade d’Europe. Vous pouvez y monter à pied ou avec un ascenseur.

Le pont levant

Ancien Pont Levant - La Seyne-sur-Mer

Le Hameau des Sablettes

Architecture contemporaine remarquable
Visite libre

La Seyne-sur-Mer

Site internet

Annexe balnéaire de la station de Tamaris, Sablettes-les-Bains est construite en 1887 par Michel Pacha. 

Détruite lors de la deuxième guerre mondiale elle sera reconstruite entre 1950 et 1953 par Fernand Pouillon comme un hameau selon un modèle de station balnéaire comportant un hôtel-restaurant, 5 cafés-restaurants, un établissement de bains espaces publics, 2 boutiques et 35 logements, une pension de famille, un petit port et tous les services afférents qui influencera les villages de vacances répandus par la suite sur la côte méditerranéenne.

Pouillon imagine un village où il souhaite réinstaller les sinistrés à moindre frais tout en leur offrant des logements plus vastes qu’auparavant. Les murs sont en pierre pré-taillée, les planchers en béton armé et les voûtes en briques creuses. Le traitement des espaces publics, l’emploi de matériaux traditionnels et le soin apporté aux détails confèrent à l’ensemble une harmonie et une intemporalité. Attaché à l'ornement dans sa simplicité, Fernand Pouillon fait appel à des artistes tels que Jean Amado pour la fontaine et Philippe Sourdive pour les céramiques.

Tournée vers l’extérieur, l’architecture invite à la promenade, avec l’esplanade piétonne confortant la plage, patios, passages couverts, murets en claustras de terre cuite, en pierre appareillée, fontaines et statues.

Le Hameau des Sablettes

Le Hameau des Sablettes

Villa Sylvacanne (La Seyne-sur-Mer)

Architecture contemporaine remarquable

611 rue Raphaël Dubois La Seyne-sur-Mer

Propriété privé.

Sur le site de la baie du Lazaret, dans le quartier Tamaris, s'élève la villa de Robert Rougeul, ingénieur des arts et manufactures et directeur du chantier de construction navale de Port-de-Bouc. Robert Rougeul l’a construite en 1939, selon ses propres plans, sur la base des principes constructifs et décoratifs qui lui sont chers. 
La villa se présente sous forme d'un corps de bâtiment massif, dominé à l'arrière par une tour éolienne. Les toits-terrasses étagés, le mobilier du jardin cubiste, ainsi que les ouvertures et les garde-corps, respectent une géométrie rigoureuse. Le tout est construit en ciment armé. A l'intérieur, la finesse du mobilier contraste avec la rigueur de l'extérieur : les meubles sont en teck, ornés de verre poli, et des mécanismes ingénieux permettent un gain de place intéressant. Quelques appareils électriques, rares pour l'époque, témoignent de la recherche dont a fait preuve le propriétaire pour créer sa villa, dont la fonctionnalité et l'esthétique peuvent rappeler le paquebot, image emblématique du Mouvement Moderne. 

Villa Sylvacanne

Villa Sylvacanne

Ancienne Caisse d’Epargne (Toulon)

20 Rue Peiresc Toulon

L’Ancienne Caisse d’Epargne, construite au-dessus de la place de la Liberté de 1965 à 1969 est représentative d’une nouvelle image de la banque et de l’architecture du XXème siècle : tout en transparence et en modernité. L’édifice, est constitué de deux volumes superposés :

Un large parallélépipède d’un étage destiné à la banque, surmonté d’une tour de neuf étages, qui permet de s’implanter de manière lisible dans le paysage urbain.  

Destinée à l’habitat privé, cette tour est entourée de balcons saillants qui forment des jeux d’ombre et de lumière. Le tout est surplombé d’une superstructure métallique, ajoutant à l’aspect sculptural de l’édifice.  

Pour réaliser cet imposant immeuble, le maître d’ouvrage a souhaité utiliser des matériaux de grande qualité, et a fait appel à de nombreux artistes locaux pour la réalisation de sculptures et de décors intérieurs.

L’immeuble a subi plusieurs modifications mais conserve aujourd’hui son aspect initial. Après avoir été, le siège de la communauté d’agglomération Toulon-Provence-Méditerranée, aujourd’hui Métropole il est depuis devenu l’hôtel Okko. On y trouve un restaurant au rez-de-chaussée. 

L’Ancienne Caisse d’Epargne - Toulon

L’Ancienne Caisse d’Epargne - Toulon

Immeuble des Dames de France

Architecture contemporaine remarquable

Entrée libre aux horaires d’ouverture du magasin
9 Bd de Strasbourg -Toulon

L’ancien bâtiment des « Dames de France » construit en 1912 fait partie des nombreuses destructions suite aux bombardements de la dernière guerre. La municipalité souhaite reconstruire au plus vite pour combler ce trou béant de 2000 m2 avec la Société Paris-France, propriétaire du terrain. 
En 1950, l’agence parisienne Pierre de Montaut et Adrienne Gorska en association avec les architectes marseillais Joseph Lajarrige et Louis Poutu est chargée de la construction d’un immeuble comprenant :  un grand magasin en rez-de-chaussée, des bureaux et des logements dans les étages. Les Dames de France ouvrirent leurs portes en octobre 1951.
Avec ses cinq étages sur rez-de-chaussée surmontés de deux niveaux, l’immeuble Paris-France s’insère singulièrement dans le tissu haussmannien du boulevard de Strasbourg. L’édifice incurvé fait l’angle de la rue Pastureau avec dynamisme et élégance. Les bandeaux filants décorés de faïences alternant avec des fenêtres alignées accentuent l’horizontalité de la façade. Le bâtiment formant un U, les circulations verticales rappellent les projets des années 1930 de Mallet Stevens. A l’intérieur, la sobriété et l’élégance des escaliers et mains-courantes parachèvent l’esprit rationaliste et minimaliste de l’édifice.
Aujourd’hui ce bâtiment accueille le magasin « Les Galeries Lafayettes ».
 

Immeuble des Dames de France - Toulon

Immeuble des Dames de France - Toulon

La piscine du Port Marchand

1970-1972 - Architecture contemporaine remarquable

Stade Nautique du Port Marchand
370 All. de l'Armée d'Afrique Toulon
Ouverture : 04 94 36 36 85

Construite entre 1970 et 1972 en bord de rade par l’architecte Alfred Henry, la piscine est dès sa construction, accueillie avec satisfaction en raison de ses formes discrètes et de ses lignes sobres. 
L’ensemble s’organise autour d’un bassin olympique à ciel ouvert, dominé par un haut plongeoir. De spacieux gradins, surmontés d’une esplanade périphérique, entourent les bassins.
A l’ouest, la piscine couverte s’ouvre sur le panorama de la rade, à l’abri d’une toiture en ailes d’oiseau, suspendue au-dessus de façades en larges verrières.
Les façades de béton clair et de faïence (décors attribués à Jean-Gérard Mattio), les architectures légères et élancées, les structures porteuses aux angles vifs, les toitures en voûtains invitent autant à la détente qu’à l’activité sportive.
Au cœur de la cité, la piscine du Port Marchand est plus qu’un équipement, c’est un lieu de poésie. Il faut souligner le fort impact du bâtiment dans le paysage de la rade, lorsqu’on arrive à Toulon par la mer.

La piscine du Port Marchand

La piscine du Port Marchand Toulon

La Frontale (Toulon)

Architecture contemporaine remarquable
Avenue de la République – Quai Cronstadt
Visite libre extérieur

Suite aux bombardements de 1944, la ville de Toulon est sinistrée et la reconstruction s’impose. L'architecte urbaniste Jean de Mailly, propose en 1950 une reconstruction moderne qui révolutionne les formes urbaines passant de l’îlot à la barre. Jean de Mailly, Grand Prix de Rome a participé à l’aménagement de la Défense. 
Le projet prévoit une promenade du quai piétonnière et une dominante horizontale en façade. Il se compose d’un ensemble de 3 blocs similaires de type barre, hauts de 24 m et longs d’environ 125 m. Au nord l’avenue de la République est élargie à 20 m, et la façade arrière dévoilent des coursives fermées de claustras créant des rythmes verticaux sur plus de 500 m. La vue donne sur le mont Faron. Les rez-de-chaussée commerciaux sont percés de transparences à colonnades. L’organisation interne de logements est modulable. Au sud, l’alternance de travées pleines ou vides, portes-fenêtres ou loggias, rappelle le rythme des anciennes maisons. 

La Mairie d’Honneur, rompt le sobre ordonnancement. Austère, il se détache comme un cube de pierre lisse sur le relief des habitations, animé par les atlantes de Puget de son portique d’entrée. La vue sur la rade est exceptionnelle !

Cette propriété privée ne se visite pas mais l'admirer lors d'une balade le long du quai est tout à fait possible. 

La Frontale Toulon

La Frontale Toulon

La Banane (Toulon)

Architecture contemporaine remarquable

Quartier du Port-Marchand Toulon

Conçu en 1951, La Banane est un immeuble de forme incurvée, de 6 étages sur rez-de-chaussée, dont la façade est rythmée par l’alternance de fenêtres, de loggias et de claustras, organisés en bandes verticales. Le dernier étage en retrait, avec sa large corniche débordante et sa toiture de tuile, apparaît comme un "couronnement" de l’édifice. A l’ouest, la façade présente une trame plus serrée, le dernier étage est aligné en façade, mais distingué par des ouvertures spécifiques. Le rez-de-chaussée comprend des espaces de circulation et des commerces de proximité.  

Les passages sont décorés de gravures sur béton, signées et datées 1954, représentant des navires antiques ou des caravelles.

Cette propriété privée ne se visite pas mais l'admirer lors d'une balade dans le quartier de Port Marchand est tout à fait possible. 

Châteauvallon (Ollioules)

Architecture contemporaine remarquable

Centre artistique et culturel de Châteauvallon – Scène Nationale
795 Chemin de Chateauvallon Ollioules

Site internet

Châteauvallon situé dans un site classé, conçu comme une acropole est entouré de pins et d'oliviers. Après une première rencontre en 1961, Henri et Simone Komatis maîtres d’œuvre rencontrent Gérard et Colette Paquet en 1964, à la recherche d’une maison sur Ollioules, découvrent le site. Les deux couples inventent un centre de "rencontres" voué à la création, la diffusion et à la réflexion autour de thèmes fondateurs : art, science et nature.

Les arts vivants ont la part belle : le théâtre, dès 1965, avec Jean Gilibert et la compagnie "L'Autre Théâtre", le jazz de 1970 à 1974 avec un festival qui attire des artistes internationaux. En 1980, la danse fait son entrée à Châteauvallon avec de grands danseurs et chorégraphes, Dès 1990 le théâtre propose des conférences sur la pensée contemporaine, animés par des personnalités (Fernand Braudel, Cornelius Castoriadis, Boris Cyrulnic…).

Le site occupe trois niveaux. Au premier, un escalier monumental mène à une vaste esplanade, dotée d'un bassin et flanquée de trois pavillons puis en contrebas une bastide et le théâtre de plein air. Au niveau intermédiaire se trouvent le théâtre couvert. La statuaire est constituée de monolithe anthropomorphiques sculptés dans la pierre locale par Henri Komatis. Une fresque monumentale peinte également par Henri Komatis dans le hall du théâtre couvert traduit la polyvalence de son œuvre.

Châteauvallon est une expérience architecturale, humaine, intellectuelle et artistique dans le respect de l'œuvre architecturale d'Henri Komatis. Le Centre culturel de Châteauvallon et le Théâtre Liberté de Toulon forment depuis 2017 une seule et même Scène nationale.

Châteauvallon

La piscine Tournesol (Six-Fours)

Architecture contemporaine remarquable

1042 Avenue de la Mer  Six-Fours-les-plages

Ouverture : 04 94 25 88 77 - Site internet

183 équipements de ce type en France sont issus du même programme national de construction de piscines de type industriel. Le principe est celui d’un bassin de natation couvert d’une coupole en partie ouvrante, formée de secteurs, en coque d’oursin. La piscine type Tournesol, créée par l’architecte Bernard Schoeller, combine les avantages d’une piscine d’hiver et les agréments d’une piscine d’été. Ces structures préfabriquées sont les premières piscines largement industrialisées.

Le bassin comporte une structure en tubes d’acier soudé, habillé de tuiles moulées en matière plastique. La coupole en tuiles polyester, mise au point par l’ingénieur Thémis Constantinidis, se compose de 36 arcs métalliques, dont 12 escamotables, permettant l’été de découvrir la piscine sur un angle de 120°. Un arc sur deux est percé de 7 hublots, contribuant à l’apparence futuriste de l’ouvrage. Cette piscine en forme de soucoupe volante aura ainsi marqué des milliers d’écoliers français. La piscine d’un diamètre de 35 m et de 6 m de hauteur, possède un bassin de 25 m sur 10, bordé de larges plages. Elle repose sur un soubassement en maçonnerie.

Piscine tournesol Six-Fours-les-Plages

Piscine tournesol Six-Fours-les-Plages

La Villa l'Artaude (Le Pradet)

Labellisée "Patrimoine du XXème siècle", Classée au titre des Monuments Historiques  

349E Chemin de l'Artaude Le Pradet

Fermée au public 

La villa l’Artaude appelée aussi « villa Mandrot » est une maison simple aux murs de pierre brute construite par Charles-Edouard Jeanneret (1887-1965), dit Le Corbusier, en 1930, pour la comtesse Hélène de Mandrot, une mécène fortunée qui accueille dans son château en Suisse le premier Congrès International d'Architecture Moderne en 1928. Elle y rencontre Le Corbusier. En août 1929, elle demande à l'architecte de lui dessiner une petite maison de vacances : "... je ne veux pas y mettre beaucoup d'argent…deux chambres à donner, quatre lits en plus et un jardin". Elle emménage en 1931 entame de nouveaux travaux jusqu'en 1936. 
La villa l'Artaude joue des rapports entre matériaux traditionnels et nouveaux et inscrit ses édifices dans leur site avec l'emploi de la pierre apparente issue du terrain. Au sud une terrasse-jardin s'inspire de l'archétype méditerranéen du patio. Au nord, une seule ouverture du séjour débouche sur le jardin comme une explosion". Cette dualité est confirmée par deux sculptures de Jacques Lipchitz. L'une focalise l'espace intime de la terrasse, et l'autre marque l'échelle du développement paysager des montagnes. C'est une réponse mi-sérieuse, mi-ironique de Le Corbusier au succès du style néo provençal.

Cette propriété privée ne se visite pas mais l'admirer lors d'une balade est tout à fait possible.